Dans un contexte d’urgence (délabrements neuromusculaires, amputations, neuropathies, …), l’échographie permet la réalisation d’un bloc nerveux périphérique en sécurité.
Cette technique récente permet une visualisation de la procédure in situ et en direct. Elle permet une reconnaissance des structures fragiles et dangereuses afin d’éviter de les léser, et diminue la morbidité liée au risque d’injection intra vasculaire ou intraneurale.
Les variations anatomiques capables d’allonger longuement la durée de réalisation des techniques de neurostimulation, sont abordées en plus grande sérénité.
La ou les recommandations itératives des sociétés savantes donnaient une fausse sécurité dans la réalisation des blocs en neurostimulation, l’échographie semble aujourd’hui améliorer la sécurité et la qualité des blocs nerveux périphériques.
Même s’il s’agit d’une technique récente, elle se doit encore d’être évaluée pour affiner sa supériorité.
Plus simplement dans notre quotidien, elle accélère la réalisation des blocs nerveux, diminue leur délai d’installation et améliore leur qualité en assurant une plus grande sécurité. Associée ou non à une neurostimulation de plus faible intensité, elle est responsable d’une meilleure tolérance. L’implication et la participation des patients, associés à la lecture des images et de la procédure, en permet une bien meilleure acceptation.
Ce contrôle visuel permanent permet d’acquérir rapidement une connaissance et une maitrise de l’anatomie clinique, pouvant être facilement partagée par nos équipes anesthésiques pour une progression rapide et une plus grande uniformisation de nos procédures.
D. GIRAUD
Médecin anesthésiste-réanimateur